#72 Shuffle 4

Published septembre 9th, 2010

J’avais annoncé en… novembre 2009 ?

Ok, ce blog fonctionne vraiment en mode mort-vivant.

Mais bon, j’avais annoncé une nouvelle vidéo un peu plus ambitieuse… Et je tiens parole !

Plus d’infos sur http://www.cfsl.net/shuffle4/

#71 Another dream

Published novembre 17th, 2009

On va commencer à le savoir, je passe beaucoup de temps à raconter des histoires. Que cela passe par la photo, un scenario ou des tentatives de romans de fond de tiroirs… Et même si les mois à venir s’annoncent chronophages, ce n’est pas prêt de changer.

Alors de temps à autre, je parviens à mener à bien un projet. Aussi petit soit-il.

En voici un; la co-écriture et la co-réalisation (je suis l’un des deux acteurs) d’un petit court-métrage, en l’espèce, sous forme de sketch.

Écrit et tourné en deux soirées pour la promotion de l’artbook Shuffle n°2 édité par Cfsl-Ink (Achetez le !), je suis au final, plutôt fier du résultat. Je dois évidemment remercier Nicolab, dessinateur et réalisateur de génie, ainsi que Ciboulot et Esme, pour la réalisation technique.

Expérience à renouveler donc, avec quelque chose d’un peu plus ambitieux peut-être ?

Shuffle 02 | Les Filles from Café Salé | CFSL ink on Vimeo.

#70 Once in a while…

Published novembre 2nd, 2009

Once in a while, je reviens sur ce blog. Je ne suis définitivement pas de ceux qui peuvent abattre une note par jour, voire une note par semaine.

De retour des USA, il m’a fallu du temps pour retrouver mes marques, ma vie, mes habitudes. Et puis il a fallu affronter l’Attente.

Celle du chômeur.

En attendant de retrouver le chemin qui mène à ma plume, j’en ai profité pour garnir un peu la section photo. N’hésitez donc pas à cliquer sur la section “Clic clac” et à me donner vos avis sur ce post.

Petit extrait.

#69 The Hangover (Very bad trip)

Published juin 11th, 2009

Ce blog fonctionne peut-être au ralenti depuis quelque temps, mais je ne peux pas passer à côté d’une occasion de vous présenter en avant-première un Tuesday Movie coup de cœur. Une comédie qui sans l’ombre d’un doute sera le gros carton de cet été, voire de l’année.

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The Hangover, c’est un pitch des plus basiques, mais qui offre à Todd Phillips, le réalisateur, un terrain de jeu parfait où lâcher une brochette d’acteurs excellents au milieu de situations toutes plus improbables et explosives que les autres.

Deux jours avant son mariage, Doug se laisse entrainer dans un enterrement de vie de garçon à Vegas par ses deux meilleurs amis, Phil et Stu. A leurs côtés, son futur et étrange beau-frère, Alan. La soirée débute par un toast porté sur le toit de leur luxueux hôtel ; “A une soirée que nous n’oublierons jamais”. Oui mais voila, le lendemain matin justement, aucun des trois garçons d’honneur n’a la moindre idée de ce qu’ils ont pu faire durant cette fameuse nuit, ni d’où peut se trouver le futur marié. Un seul indice, une suite d’hôtel complètement ravagée, une dent manquante, un bébé, un tigre et un bracelet d’admission dans un hôpital.

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A partir de cet élément déclencheur, Todd Phillips s’amuse à reconstituer une nuit délirante où se croiseront, entre autre, des gangsters, une prostituée, un tigre, une voiture de police, un bébé… le tout à un rythme qui ne s’essouffle jamais et servi par un humour qui frappe toujours juste. Car ce sont là les deux principales forces de cette comédie. Le rythme et le ton.

On retrouve dans  The Hangover un peu de cet humour politiquement incorrect et border-line qui caractérisait The Big Lebowsky. Les gags s’enchaînent parfaitement et ne cessent de monter en puissance, portés par un scénario en béton armé qui parvient à nous surprendre jusqu’à la fin. Ce n’est pas un ou deux passages hilarants que le film vous offre, mais une succession de scènes qui frappent toujours juste. A une époque où le politiquement correct affadit la grande majorité des comédies, c’est une vraie bouffée d’air frais.

Vous l’aurez compris, vous devez voir ce film. Emmenez quelques potes avec vous et restez jusqu’à la fin du générique. Vous verrez, une demi-heure après la fin de la séance, vous rigolerez encore en repensant à ce que vous venez de voir.

PS: Bientôt, l’expérience UP en 3D.

PPS: Si quelqu’un parvient à m’expliquer la logique des traducteurs qui ont changé “The hangover” en “Very bad trip”, je serais assez admiratif.

PPPS: Je ne pourrais pas répondre à vos commentaires demain, je serais en train de participer au tournoi de golf organisé par mon cabinet… oui, oui, vous avez bien lu… Une note à ce sujet certainement. Après celle sur la ville des suicides girls et toutes celles que j’ai en attente… argle.

#68 Movie Tuesday: Terminator Salvation

Published mai 27th, 2009

Movie tuesday boosté à l’adrénaline ce soir puisque je me suis offert un ticket pour le futur aux côtés du désormais célèbre et ténébreux Christian Bale.

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Descendu par une partie de la critique (36% sur RottenTomatoes) et réalisant un score bien moyen pour son premier WE, c’est quelque peu réticent que je tends ma visa américaine au guichetier (d’autant que le pauvre morceau de plastique a bien chauffé durant ce Memorial Day  week-end passé dans la ville des suicides girls (tentative de teasing pour une prochaine note)).

Dans la salle, nous sommes une petite dizaine et mes doutes se font plus pressants. Heureusement les bandes annonces parviennent à les chasser de mon esprit en titillant mon excitation à coup de Hang-over, de District 9 et de Up - ce vendredi en 3D… Et c’est finalement dans de biens meilleures dispositions que je me cale dans mon fauteuil pour le début du film.

Je ne vous ferais pas l’affront d’un pitch trop développé.

Le futur décrit à Sarah Connor par Kyle Reese est finalement arrivé. Le jugement dernier s’est produit et Skynet pourchasse désormais ce qu’il reste de la race humaine à l’aide de ses robots. John Connor, préparé par sa mère, est devenu l’une des figures les plus emblématiques de la résistance humaine et n’a de cesse de chercher le moyen de mettre un terme au conflit. Lorsque le commandement général lui avoue avoir peut-être entre les mains la solution pour détruire Skynet, c’est donc tout naturellement qu’il se porte volontaire.

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Je veux la même…

Une heure quarante-huit plus tard, les lumières se rallument et force est de constater que je n’ai pas vu le temps passer. Les effets spéciaux et les designs sont à couper le souffle (à quelques exceptions près), l’action est rythmée au millimètre et le scénario, sans réelle surprise, est cependant bien ficelé.

C’est tout ce que possède ce Terminator. Mais je n’en attendais pas autant.

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Une fois le grand spectacle fini, il faut toutefois bien admettre que le film a ses défauts. Christian Bale nous rejoue Batman, quelques effets spéciaux sont inexplicablement très mauvais (notamment la scène ou Marcus porte l’enfant tandis que tout explose), Skynet semble désigner pour les humains (là où Matrix avait eu l’intelligence de dépeindre un monde fait par et pour les robots) et John Connor hack les robots en 20 secondes chrono.

Mais ce qui manque surtout à ce Terminator, c’est une âme.
Cette tension que nous procurait le premier film.
Cette relation entre le jeune John Connor et le Terminator dans le second.
Ici, le film est réduit à une mécanique froide, parfaitement huilée mais sans aucune profondeur.
Pire, les personnages sont sous-exploités et certains (la femme de Connor) sont totalement inutiles.

Reste que le film ne méritait pas 36%.
Conclusion : si vous voulez voir un bon film d’action boosté par des effets spéciaux à couper le souffle, si vous êtes prêt à pardonner quelques non sens, si vous voulez sourire aux clins d’œil aux deux premiers opus et si vous voulez pousser un “Whoua” de surprise lors de l’affrontement final (pas de spoilers ici), faites comme moi.

Faites chauffer la visa.

#67 coins de carnet

Published mai 19th, 2009

Monsieur Manu-XYZ est, en plus d’être un excellent dessinateur, une brute de travail. Sur son blog, c’est une page de BD par jour. Je ne sais pas si vous imaginez l’investissement que cela demande, mais c’est énorme, et cela force le respect.

Bref, l’autre jour, alors que je prenais ma dose de Manu, je me faisais la remarque que beaucoup de gens choisissent un animal comme avatar sur le net, dans les forums, ou pour se représenter en personnage de BD. Comme je n’y coupe pas (gorille albinos), j’ai gratté un petit fan-art-clin d’œil en réaction à sa planche. Et puis tiens, comme je recommence à noircir des coins de carnets depuis que je suis ici, (et puis aussi parce que j’ai la flemme d’écrire une note), pouf, j’en profite pour poster quelques un de mes gribouillis.

Veuillez excuser la qualité des trucs, mais sans scanner c’est un peu opération  loose.

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#66 The other face of the Gastronomy

Published mai 15th, 2009

Les bouteilles de jus d’orange s’alignent devant moi en parfaites rangées de petits soldats sur-vitaminés. Aucune d’elle ne bronche, impassible sous l’inspection rigoureuse à laquelle je les soumets. Avec pulpe, avec beaucoup de pulpe, sans pulpe, sucré sans pulpe, sans sucre avec pulpe, concentré sans sucre… Derrière moi, une petite mamie attend patiemment.
Il est 20H00 et je suis là depuis une demi-heure. Sur ma liste de course, trois mots pourtant.
Frozen food, orange juice, butter.

Aux U.S, on a le choix. Enfin pas vraiment.

Ce matin, lassé de déchiffrer de l’italien pour mon collègue, je lisais un article scientifique sur les causes de l’obésité qui frappe les deux tiers de la population américaine. Le verdict était sans appel; L’une des causes identifiées était les traumas survenus durant l’enfance. Le midi même, j’observais mes collègues et leurs traumas engloutirent des portions surréalistes de nourriture trop grasse, trop salée, arrosée de litres de coca. Ma superviseuse  jetait un regard en coin sur mon assiette de légumes natures cuits à l’eau, arrosés d’un verre d’eau. Un peu plus tard dans l’après-midi, j’allais refuser une tranche de gâteau à la crème. Ce matin, je n’avais pas pris de donuts.
Quel est mon problème ?

Les légumes surgelés ! J’attrape ma bouteille de jus d’orange, m’excuse auprès de la mamie, évite les légions de rayons “Fat Free” et m’apprête à passer un quart d’heure pour mettre la main dessus. Je pense déjà à la plâtrée que je vais me préparer ce soir, accompagné d’un petit verre de vin et d’un épisode d’How I met you Mother.

Je ne regarde pas la télé. J’évite ainsi les cinq coupures pubs par épisode de 45 minutes et les agressions visuelles à base de nourriture bon marché. Manger, c’est consommer. Consommer, c’est facile et c’est à portée de main. Toute la journée.

Je m’échappe du supermarché super-climatisé et marche tranquillement jusqu’à chez moi, observant le ballet incessant des véhicules-rois. Ici, pas de trottoirs. Pas besoin.

Je me souviens d’hier soir. A. m’avait emmené dans un restaurant français, “La madeleine”. Mon serveur était marocain et ravi de pouvoir parler français. Lorsqu’il m’a amené mon friand, on a éclaté de rire tous les deux. Il s’est contenté de dire “Je sais, je sais. C’est les U.S ici monsieur, faut la quantité”.

Sur le moment je me suis demandé quelle était la place de la gastronomie dans cette culture.
La bonne réponse est évidente. Elle est importante.

Importante, mais différente.

Au pays de la réussite personnelle, les restaurants chinois sont tenus par des blancs, les italiens par des noirs, les bars à chicha par des mexicains.
Ce qui est bien.
En théorie.
Jusqu’à qu’on comprenne ce que les autres ne comprennent pas. Que la tradition et le savoir-faire sont deux choses qu’on ne peut pas apprendre lors d’une formation-entreprise d’une demie journée pour un job d’été.

Alors on s’achète des produits simples et on attend. On attend de retrouver ce petit restau chinois tenu par une famille dont le grand-père a cuisiné toute sa vie les recettes qu’il va vous servir. Ce bar à chicha tenu par une famille maghrébine qui prépare les narguilés des clients comme elle prépare les siens.
On attend de retrouver ces restaurants critiqués où l’on ressort la faim au ventre, mais avec le palais qui chante.

Encore une fois, point de généralité dans mes propos, juste une expérience, vécue dans une région des U.S. Bien sûr, il existe de bons restaurants aux U.S. De bons produits.

Ils sont là. Derrière les coupures pubs, les légions de soldats “fat free”, sans sucre, avec sucre, sans pulpe, avec beaucoup de pulpe, sans trop de pulpe…

PS: Long time no see. Deux semaines sans notes. On dira que j’ai pris des vacances. Mais je suis toujours là. Cherchez bien.

#65 Attorney Lunch

Published avril 28th, 2009

“May I have your attention please, the attorney lunch is now starting.”

Fuck. Je pose mes lunettes sur la pile de documents en italien et m’écarte de l’écran. Le vendredi est traditionnellement mon jour préféré.
Fin de semaine, début du week-end, pas besoin de vous faire un dessin. Mais depuis mon arrivée au sein du cabinet X (afin de respecter les clauses de confidentialité signées de mon sang, le nom du cabinet sera remplacé par X. Et puis cabinet X ça sonne mystérieux, ou films du samedi soir, au choix), le vendredi est devenu synonyme d’épreuve, et la fin de semaine un trophée qui se mérite.

Dans le couloir qui mène aux ascenseurs, je croise le regard résigné de ma superviseuse de stage.
- “Je ne comprends pas pourquoi c’est obligatoire…
- Ne commence même pas, me répond-elle dans un soupir”.

Direction le quatrième étage.
La salle de réunion est déjà pleine et ceux qui se sont servis en nourriture font désormais la queue pour signer la feuille de présence. Je me dépêche d’attraper une assiette et de la remplir au maximum. Cette phase est primordiale. Une fois l’attorney lunch commencé, plus personne ne bouge.
- “Sit down please, we’re gonna start”.

Cette voix qui tonne et roule à travers la salle, c’est celle de Dieu le père, fondateur du cabinet et instigateur de l’attorney Lunch. Regard désespéré en direction des tables, personnes ne m’a gardé de place. Je suis obligé de m’asseoir à côté d’une mauvaise copie de mafieux sicilien, les cheveux gras et les épaules blanches de pellicules en plus.

Un silence religieux étouffe les conversations. Le pauvre élu de la semaine, assis au fond de la salle, devra attendre une heure avant de manger.
Une heure durant laquelle il ânonnera à un public de ruminants ensommeillés les jurisprudences de la semaine.

Mon repas expédié, je m’accroche pour maintenir mes paupières ouvertes. Mon voisin, trop vieux, vient d’abdiquer et dodeline doucement de la tête sous le regard effrayé de ses collègues. L’un après les autres, les associés se lèvent et quittent la salle sous les regards envieux des simples collaborateurs. Deux tables plus loin, je remarque le sourire de ma superviseuse et comprend que c’est à son tour de se faire “pager”.

Chaque bureau étant équipé d’un téléphone, il suffit de presser le bouton “page” pour faire une annonce qui résonnera dans l’ensemble des bureaux du building.
A chaque annonce, tout le monde s’arrête afin d’écouter. Des annonces, il y en a environ toute les dix minutes. De quoi réduire à néant la concentration du plus zen des moines bouddhistes.
La fonction “page” du téléphone, c’est un peu la Voix de Dieu le père. Car quand Dieu le père invoque quelqu’un, il ne peut souffrire aucune attente.  Bien sûr, désormais, tout le monde l’utilise, tout en la haïssant au plus haut point.
En partie parce que chaque vendredi, elle devient l’équivalent de la carte “sortir de prison”.

Je regarde ma superviseuse et je sais. Je sais que dans quelques minutes, l’une des secretaires va la “pager”, comme convenu. Elle pourra alors quitter l’Attorney Lunch en toute légitimité.
La semaine prochaine, elle cédera son tour à l’une de ses amies.

Mon voisin sursaute sans raison et jette un œil apeuré autour de lui, adoptant la fameuse technique du “je ne dormais pas je méditais”.
Je jette un oeil à ma montre.
Encore 45 minutes.

La liberté a un coût. Je le connais désormais.

 

#64 I speak European

Published avril 27th, 2009

Cela devait faire trois semaines que j’occupais mes journées à surfer en douce sur le net entre deux pauses café. Après deux mois de recherches plus ou moins intéressantes, entrecoupées de quelques mémos rédigés en anglais, j’avais finalement succombé au syndrome du vieux meuble.

Le syndrome du vieux meuble est une des pires choses que peut contracter un stagiaire, après celui du toc de la photocopieuse. Pour l’appréhender, il faut s’imaginer le nouveau stagiaire comme un nouveau meuble. Lorsqu’on le déballe du carton, on est tout excité à l’idée de l’utiliser tous les jours, de tester sa solidité et de vérifier de quel bois il est fait. Mais la nouveauté étant chose volatile, on finit par se lasser et par le remiser dans un bureau vide, au fond d’un couloir, pour finalement oublier son existence.
Il peut y avoir différentes raisons à cela. Le meuble peut se révéler plus fragile que prévu et casser trop rapidement. On peut aussi être déçu à l’usage. Ou bien encore, se rendre compte, après avoir craqué pour l’un de ces designs exotiques, que finalement, non, il ne s’intègre pas avec l’ancien mobilier.

En l’espace de deux mois, j’étais devenu le mobilier français dont on ne savait plus que faire.
Chaque matin, je faisais donc la tournée des bureaux, quémandant un os à ronger qui éviterait à mes journées de s’étirer en années. Et chaque matin, je finissais par retourner, bredouille, dans mon bureau vide, au fond du couloir.

Ce matin là pourtant, tout devait changer lorsque N., mon voisin de bureau, vint s’écrouler sur une de mes chaises.
- « Hey, t’as pas trop de travail en ce moment ?
- Pas trop non. »

Aaaah le syndrome du vieux meuble. Cela faisait deux semaines que je lui demandais quelque chose à faire chaque matin.
-« Bien… J’ai un tas de document qu’il faudrait que tu parcours avant qu’on close le discovery. »

J’attrapais la pile de papier A4 qu’il avait apportée avec lui et jetais un œil sur la première feuille. J’avais déjà fait ça. Ce qu’on me demandait, c’était de parcourir une pile de documents, mails et rapports, et de traduire les passages pertinents, afin de censurer tout ce qui était protégé par le secret professionnel.

-« Qu’est-ce que je cherche ? Demandais-je.
- Tous ce qui à trait aux effets sédatifs de ce médicament. Par exemple, qu’est-ce que ça dit là ? »

Je saisis la feuille qu’il me tendait par-dessus le bureau. Un seul paragraphe perdu au milieu de diagrammes obscures et de formules absconses.

-« Je ne peux pas lire ça…
- Non mais ne t’occupe pas des chiffres, me répondit-il.
- Non, je veux dire, c’est écrit en espagnol. »

A. fronça les sourcils, l’air ennuyé.
-« Oh. Ce n’est pas en français ?
- Non.
- Et celui-là ?
- Italien.
-Hum… Mais tu peux comprendre un peu ? Je veux dire, tu es européen, non ?
- Ouais mais…
- Bon… Et bien, vois ce que tu peux faire, et tiens moi au courant, conclut-il. »

Aaah… Europe. Merveilleuse Babylone…
A vue d’œil, la pile représentait plusieurs centaines de documents.

Le syndrome du vieux meuble… Parfois, cela vaut mieux qu’autre chose, finalement.

#63 State of play

Published avril 22nd, 2009

Nouvelle édition du Movie tuesday, nouveau succès. Aujourd’hui, parlons donc de State of Play, starring Russel “gladiator” Crowe, et Ben “reste derrière la caméra dorénavant s’il te plait” Affleck. Si j’aime le premier, on ne peut pas en dire autant du second. Ca commençait mal (encore).

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Cal McAffrey est un journaliste, un bon, qui a tout sacrifié sur l’autel de sa profession. Lorsqu’il se retrouve à essayer de sauver la réputation d’un de ses plus vieux amis,  congressman éclaboussé par un scandale, il ne fait pas tout de suite le lien avec l’assassinat de ce junky sur qui il essaie d’écrire un papier. Affublé d’une bleue à qui il faut tout apprendre, Cal va faire ce qu’il fait le mieux. Trouver la vérité, à tout prix.

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En arrivant au cinéma, je n’étais pas plus emballé que ça. Un énième film à propos de journalistes mettant à jour un énième complot ? Avec Ben Affleck ? Mmhhh… Mais le film atteignait presque 90% sur rottentomatoes.com, et l’intérêt du Movie Tuesday est de ne payer que 6 dollars (Ah oui, je ne l’avais pas encore dit. Les films sortent vendredi ici, mais inexplicablement, le ciné de la petite ville de R. ne vous fait payer que 6 dollars le mardi).

Premières minutes, le film démarre doucement. Crowe est bon, Affleck sauve les meubles et le tout est bien dirigé. Lorsque Cal fait la connexion entre les deux affaires et flaire le bon gros scoop, je me redresse  dans mon fauteuil et annonce mentalement aux acteurs (oui oui, même Affleck) que, ok, maintenant, ils ont toute mon attention.

Cal est un vieux chien qui ne lâche pas une piste une fois qu’il l’a agrippée, même si cela doit lui coûter son job, ses amis, ou la vie d’innocents. Et là réside la force du film. Les personnages. Bien trempés, complexes, ni tout noirs ni tout blancs. Tout comme je les aime.

L’intrigue n’est pas en reste non plus, et les deux twists finaux m’ont pris par surprise (surtout le dernier).
Bref, on se laisse porter jusqu’au bout sans s’ennuyer un seul instant, à tel point qu’on en oublierait presque la présence de Ben Affleck.

C’est dire si vous devez aller voir ce film.

By the way, les prochains  mois (surtout mai) vont être riches en film.

Xmen Origins, Star Treck, Up, Angel and Demons, Terminator Salvation, Transfomers 2 (j’ai pas aimé le premier, mais sur un écran Imax, on verra ce que donne le deuxième), Public enemies, Brüno, Harry Potter… Pour ne citer que les plus gros).

PS: Lorsque vous verrez le film. Faites attention. Vers la première demi-heure, Russel Crowe achète un Chilli et se fait voler son attaché case. Ce chilli, il l’achète chez Ben’s
Vous voyez que vous vous cultivez en venant ici.